Vilayat Khan nous reçoit dans son appartement parisien au lendemain de son magnifique concert. Il exprime sa satisfaction d'avoir joué devant un public attentif et ne tarit pas d'éloge sur les Français, des "connaisseurs" selon ses propres termes. Son jeu s'en trouve amélioré, transcendé. Il retrace l'environnement musical de très haut niveau dans lequel il a été élevé, puis l'enseignement approfondi qu'il a reçu de son père et de son oncle, avant de revenir pour nous sur les trois parties de son concert : la première, un exposé sans compromis de sa science du raga développée au sommet de l'art musical contemporain ; la seconde, une guirlande de ragas offerte à l'assistance ; la troisième, un poème d'une magnifique beauté.
Avec des mots d'une force poignante, Vilayat Khan nous entraîne dans le jardin soufi de sa science des sons : "Sept planètes, sept notes, sept couleurs, sept jours, sept océans, sept cordes du sitar…"